TROUVER DANS CE BLOG

Chargement...

Tendre vers l'Esprit de Coopération

0 commentaires
L'opposition n'est pas l'autre, c'est l'opposition elle-même.

En tant qu'individu nous ne sommes qu'une partie dans le monde, nous nous expérimentons en tant que partie à la fois distincte et en relation à d'autres et non en tant que totalité intégrant la relation entre parties. L'esprit de coopération n'est pas dans notre nature d'individu c'est quelque chose que nous devons cultiver en nous et au-delà de nous-même. Il nécessite de faire acte d'auto-transcendance.


L'essence de tout conflit provient de notre condition d'être à la fois distinct et ensemble dans un même environnement, c'est-à-dire d'exprimer des besoins différents à l'endroit de l'unique environnement dans lequel nous sommes. Le défi de toute communauté est de réussir à trouver une forme d'organisation capable de contribuer au bien de chacun de ses membres. Cette notion de bien de chacun se situe au-delà du bien de soi et du bien commun qui ne se réfère qu'aux besoins que nous partageons.

Trois façons d'obtenir 
la cohésion

Dans les faits l'organisation sociale en vigueur n'est pas forcément le fruit d'un consensus établit équitablement et en toute liberté. Bien que cela puisse s'opposer à la signification étymologique du mot « consensus » les rapports de forces peuvent tendre à imposer une forme de consensus qui sera implicitement établit sous la contrainte, le consentement étant alors donné par acte de soumission. Le consensus social est le fait d'accepter de gré ou de force une forme de cohésion sociale malgré les divergences d'opinions. Un consensus qui tend à exclure certaines positions entretient un état de conflit implicite.

Cohésion par domination

Le cohésion établit par la force est le cas de toute partie tentant de dominer les autres par son pouvoir, qu'il soit physique, politique, médiatique, technologique, économique. De même le principe de voter ou d'élire est aussi une forme subtile de cohésion par domination dans la mesure où la majorité finit toujours par dicter sa politique à la minorité, qui dès le départ consent au jeu de la démocratie dont la règle est de laisser le pouvoir à la partie qui a remporté le suffrage universel.

Cohésion par compromission

Le compromis est une forme de cohésion où les parties en présence sont contraintes de lâcher sur certaines sur choses pour obtenir en contrepartie des autres parties ce dont elles ont le plus besoin - et inversement. Cela se fonde sur une négociation, impliquant également un certain rapport de force mais qui s'avère plus équilibrée dans l'établissement d'une entente, d'un accord dans la mesure où elles ont besoins l'une de l'autre. Dans ce cas le consensus final reflète un accord établit plus ou moins équitablement.

Cohésion par conciliation

La conciliation est une forme de cohésion où les parties en présence trouve une forme d'unité qui dépasse leurs différences tout en les incluant respectivement. Le bien de chacun est respecté par la solution qui a été trouvée dans le but de satisfaire leur besoin respectif et ce sans avoir à faire de compromis sur d'autres choses. C'est une forme de consensus réel dans le sens où les parties en présence reconnaissent par la nature même de l'organisation mise en place qu'elle permet à leur différence de coexister sans être niées.

Le mental coopératif

Pour accéder à l'esprit de coopération il est nécessaire de changer de paradigme à la racine de la pensée humaine. La fonction de la pensée est de discerner, de marquer des différences, faire des distinctions. C'est cette tendance au découpage qui est souvent reprochée au mental comme étant source de division. Hors il s'agit que d'un usage incomplet de la pensée : - celle consistant à différencier et à identifier des éléments. La seconde fonction de la pensée est plus intuitive est consiste au contraire à lier les éléments entre eux, à faire du lien en fonction des observations que nous faisons, et de les réunifier dans une perspective globale et intégrative. Ces liens une fois établit va nécessiter de créer une unité rassemblant les éléments dans un concept de catégorie supérieure au sens de plus englobant, inclusif. C'est donc au départ plutôt l'attitude visant à mettre le produit du discernement, de la distinction en opposition plutôt qu'en conjonction, d'en faire des contraires plutôt que des complémentaires qui fait de l'usage du mental un problème au sens où il devient incapable de générer une forme d'harmonie entre les différentes perspectives. Par exemple, la distinction entre matière et esprit a générer des débats sans fin uniquement parce que les être humains se sont positionnés exclusivement pour l'un ou l'autre, et quasiment aucune perspective conjuguant les deux, sans préférence pour l'un ou l'autre n'a jamais été proposée. (Par exemple, esprit et matière conçue comme deux densité de l'énergie)

Pour que le mental devienne lui-même un outil coopératif il est donc nécessaire de le faire passer du cadre logique « l'un ou l'autre » (disjonctif) au cadre logique de « l'un et l'autre ». C'est entre autre par la façon dont nous percevons le rapport logique entre soi et l'autre, ainsi qu'entre toutes les distinctions que nous faisons au niveau de l'esprit que sont généré nos impulsions d'être contre ou d'être avec. Cette mutation de notre mentalité n'a que pour seul but de lui permettre de s'adapter et de s'aligner à ce que laisse entrevoir les expériences d'Unité se trouvant au-delà du mental, de l'Amour notamment.

Déjouer le piège du jugement

En tant qu'individu nous sommes naturellement enclin à juger les autres, le monde et nous-même comme étant bon ou mauvais. Le jugement est un outil nous permettant d'évaluer dans quelle mesure la condition dans laquelle nous sommes, la personne à laquelle nous faisons face correspond à nos besoins, favorise ou empêche leur satisfaction. Notre ego tend ainsi à juger positivement ou négativement toute personne ou condition en fonction de ce qu'il croit en connaître et des critères de satisfactions de ses propres besoins. C'est pourquoi tout jugement n'est relatif qu'à soi-même en tant qu'individu. Si notre besoin ou ses critères étaient différents, notre jugement de la même personne ou condition serait également différent alors qu'en eux-même rien à changé. Le savoir nous permet d'accueillir le jugement des autres avec plus de sérénité car ils ne concernent jamais ce que nous sommes. Ils expriment le rapport entre ce que la personne croit que nous sommes et même ce dont elle croit avoir besoin.

Rester sur notre jugement nous confine à l'intérieur de nous-même. Nous incarcère dans un ego autarcique qui définit le monde et sa relation au monde d'une seule manière. Le jugement nous empêche d'accéder à l'esprit de coopération qui pourrait nous permettre de construire quelque chose en commun qui puisse être à la fois viable pour soi et pour autrui. Pourquoi ? Parce que maintenir notre jugement nous renvoie à l'exclusivité de notre besoin et de notre croyance, occulte le fait qu'autrui a un besoin et une croyance différente. C'est pourquoi si nous désirons entrer dans une relation de coopération avec autrui, nous n'avons pas d'autre choix que de dépasser notre propre jugement. Autrement dit par notre jugement nous devenons un obstacle à la réalisation de notre propre désir d'unité et d'harmonie. 

Le jugement personnel ne peut intervenir qu'après avoir une trouver une forme de cohésion, qu'après avoir coopérer dans ce but. Il peut intervenir comme l'ultime confirmation pour soi de l'aboutissement du processus de conciliation. 

Faire acte de conscience du moi

Pour véritablement entrer dans un esprit de coopération, il est tout d'abord nécessaire de faire la lumière en soi, de faire connaissance avec notre propre intériorité, c'est-à-dire d'être attentif à quoi nous réagissons précisément avec émotion en rapport au monde, aux autres et à nous-même, de sonder les pensées et les besoins qui en sont l'origine. Mais surtout d'être capable de lâcher prise, au moins temporairement, par rapport à tout ce qui compose notre perspective. C'est à cette condition seulement que nous pouvons faire acte d'auto-transcendance.

Faire acte d'auto-transcendance

Une fois détaché de notre perspective (position), il est possible de s'identifier à la perspective (position) d'autrui, et de regarder également la relation entre deux ou plusieurs perspectives en présence. C'est uniquement en adoptant soi-même toutes les positions en présence qu'il est possible de concevoir un ensemble capable de les dépasser et de les inclure en même temps. Ceci demande écoute, empathie et compréhension de chaque perspective.

Idéalement ce processus devrait être fait par chaque protagoniste. Le but de l'esprit de coopération étant la découverte d'une forme d'unité et de cohésion incluant toutes les différences. Il n'est cependant pas forcément nécessaire que tous fassent ce travail pour voir émerger des formes d'organisations capable d'unifier les parties en présences. Si une telle forme existe, elle naît de la prise en compte de chaque perspective - quelque soit celui ou celle qui découvre cette forme d'organisation. Si le fondement de chaque perspective a été pris en compte chaque partie se reconnaîtra se sentira intégrée dans la forme de cohésion qui a été trouvée sur un sujet en particulier. Il n'est donc pas nécessaire que tous fasse ce travail mais il est nécessaire que tous soient consultés par ceux qui font en eux-même acte d'auto-transcendance dans un but d'Unité. 

Unité et Plasticité Sociale

Le véritable problème de l'autorité n'est pas uniquement la hiérarchie mais aussi la systématisation d'une forme d'organisation sociale au-delà de la réponse à un besoin commun ponctuel et récurrent. Le principe même de système est inadapté à un être qui redéfinit sans cesse ses liens avec les autres en fonctions de ses besoins et des conditions. La création/dissolution spontanée de collectif est sans doute la seule forme d'organisation réellement humaine et libératrice car quel que soit le système que l’on conçoit, tôt ou tard, il deviendra une forme d'autorité. Dès que les individus changent, qu'ils redéfinissent leurs liens, n'importe quelle organisation devient inadaptée du fait de sa systématisation (répétition à l'identique). En tout état de cause la seule chose qui soit vraiment au-dessus de soi en terme de hiérarchie et d'autorité, c'est la totalité à laquelle nous participons du fait d'être chacun les uns en interrelation avec les autres. 


La plasticité est une réponse différente et complémentaire à la nécessité de faire coexister plusieurs individus dans une unité plus vaste. C'est une réponse flexible. Le souci de tout consensus, même s'il s'est constitué sur la base d'une authentique coopération entre parties et qu'il concilie toutes les parties en présence, c'est son caractère figé. Avec le temps et le changement des parties en présence il peut devenir inadapté – ne serait-ce que par l'arrivée des nouvelles générations ou plus simplement parce que nous-même en tant que partie avons changé. Faire de l'unité trouvée en un lieu et à un temps donné une forme figée impose de ramener ce qui a changé en arrière, c'est-à-dire de devoir contraindre les individus à cette norme au lieu de recomposer une nouvelle forme d'unité ou de cohésion sociale.

L'unité (transcendantale et inclusive) répond donc à la nécessité de coexister en harmonie dans l'espace, alors que la plasticité répond à la nécessité de s'adapter au changement dans le temps. Selon la logique « l'un et l'autre », la plasticité a l'unité comme but et l'unité a la plasticité comme but de sorte à ce qu'à chaque instant le tout continue d'intégrer des parties en prenant en compte le fait que chacune change. Ceci est, j'en conviens, très idéaliste. Nous n'avons pas les capacités de faire ceci en temps réel. C'est une tendance à cultiver : - celle de prendre en compte le changement comme facteur naturel (inhérente au temps) de désintégration de la cohésion sociale reposant sur la systématisation. (répétition).

Liens forts et liens souples

Il n'y a pas de structure sans lien entre individus ou parties - qu'ils soient humains ou matériels. Ces liens peuvent être forts ou souples. Chaque état ayant son avantage et son désavantage. Considérer l'état du lien est un outil conceptuel permettant de situer où se trouve les liens qui tendent précisément à soutenir, à ne pas bouger, à constituer un socle, une fondation - que ceux-ci soient explicites ou implicites. Ils sont forts parce qu'ils répondent à des besoins ou des contraintes récurrentes, mais ils ne sont qu'une façon de résoudre la relation entre besoins et conditions. A contrario, les liens souples sont ceux qui permettent à des groupes de se constituer ponctuellement et se déconstituer une fois une mission accomplie - sans que chaque formation devienne une institution sociale. A l'image d'un réseau neuronal, chaque individu se met en lien avec d'autres. Mais tous ces liens ne sont pas forcément actifs. Autrement dit, seuls ceux qui se regroupent dans un objectif commun décharge leur énergie les uns vers les autres selon la forme d'organisation choisie pour une activité définie et ce jusqu'à jusqu'à ce que son but soit atteint. Après le collectif se dissout. Naturellement cette expérience laisse une trace, une structure. Les liens existent toujours mais ils sont inactifs. Cette structure de liens n'existe alors que sous forme potentielle et n'attend que l'énergie de chaque individu pour rendre à nouveau ce "réseaux actifs" s'il a été concluant et adapté. Cette conception, loin d'être intégrée pour le jour, permet à la créativité de s'exprimer, à une intelligence collective de s'exprimer sans se figer en un réseau répétitif appeler "système", c'est-à-dire impliquant une certaine "mécanique". Il n'implique pas forcément la participation de tous les individus mais uniquement de ceux qui désirent s'activer dans un réseau lié à une activité. Cependant pour les questions d'ordre globale, la participation de chaque individu est nécessaire dans le sens où rien ne peut exister hors du tout et sans interaction avec les autres.

Faire acte de conscience du Soi

Cette possibilité de nous relier aux autres avec équilibre et fluidité, de lier nos idées, nos actes avec notre environnement ne peut être véritablement réaliser sans l'accompagnement de notre Soi qui nous lie par nature les uns aux autres et à toutes choses de la création. Seul au prise avec notre ego notre capacité s'en trouvera  limitée même si nous avons su intégrer dans notre mental un cadre logique unifiant lui permettant de mettre en pratique des formes de cohésion. Notre ego semble reposer essentiellement sur le besoin de reconnaissance de notre propre existence. Tout ce que nous faisons, hormis ce qui concerne la survie, est d'accéder à la reconnaisse de notre existence en tant qu'être par le regard d'autrui ou du nôtre mais de manière conditionnelle. Nous déployons toutes sortes de stratégies pour exister aux yeux des autres et de nous-même. Mais qu'il y a-t-il d'aussi puissant dans le regard d'autrui et du nôtre pour que nous nous sentions exister à partir du moment où nous recevons un signe de reconnaissance ? L'attention, simplement.



L'attention portée à notre être, nous éveille temporairement à sa présence. Nous avons oublié qu'avant toute chose nous sommes pourvue d'une attention et que celle-ci peut nous éveiller de manière inconditionnelle à la présence de notre Être à tout moment, simplement en y portant attention. Alors le Soi se met à émerger comme une dimension supplémentaire au corps, aux émotions, aux pensées, tout en ajustant leur activité. Il s'agit de maintenir la conscience de notre Etre, dont l'existence est inconditionnelle, dans tout ce que nous faisons, de l'associer à tout ce que nous faisons, pensons, ressentons - sans quoi nous sommes condamnée à vivre dans la boucle de notre ego, qui d'une part prédéfinit les critères de ce dont il a besoin pour que l'être soit reconnu et de l'autre qui déploie des stratégies pour y parvenir. Il ne peut y avoir d'esprit de coopération tant que le jeu de notre vie est centré sur notre propre existence, que par ailleurs nous ne reconnaissons même pas en nous-même.

Youri Badel, 2014 

La carte et le territoire

0 commentaires

Le rôle de la pensée est de créer des systèmes de repères nous permettant de nous orienter dans le monde et d'influencer le cours des choses. La fonction d'une carte est de représenter un territoire qui lui correspond approximativement du point de vue de l'information.  Les six problèmes fondamentaux que peuvent poser nos cartes mentales en rapport au territoire qu'elles décrivent sont les suivants : 

1) Etre incomplète : - des informations manquent sur la carte. Ceci est source de désorientation, d'inaction. Une carte est fonctionnelle lorsqu'elle contient toutes les informations utiles pour nous accompagner dans la tâche que nous désirons réaliser. Il y aura cependant toujours des éléments imprévisibles que l'on ne pourra pas cartographier du fait d'être liés à la contingence du territoire. 

Action : savoir ce que nous avons besoin de savoir pour faire quelque chose et faire confiance à notre intuition à propos de ce que nous ne pouvons pas savoir. 

2) Etre obsolète : - des informations sur la carte ne sont plus d'actualité. Ceci est une source d'erreur. Disposer d'informations qui ne correspondent plus à la réalité du territoire va conditionner des décisions et des actions inefficaces. Le territoire change mais nos cartes tendent à rester les mêmes si nous n'observons pas ce qui a changé. 

Action : Actualiser sa pensée, remettre à jour nos informations en explorant à nouveau le territoire comme si c'était la première fois. 

3) Etre inadéquate : - le type de carte utilisée ne correspond pas à l'état du territoire. Utiliser une carte qui nous donne un type d'information inutile pour la tâche que nous désirons accomplir ou qui ne correspond pas à la situation est une source d'incohérence, engendrant erreur, malentendu et inefficacité.

Action : Vérifier que la carte répond à votre besoin et correspond à l'état du territoire.

4) Etre sélective : - l'utilisation de la carte élimine les observations qui ne participent pas à son contexte de description. Le fait de se référer uniquement à la carte peut nous empêcher de voir des choses qui sont là et importantes. La carte tend à conditionner nos observations de manière sélective en fonction des informations dont nous disposons et à éliminer les autres. Ceci est source d'aveuglement.

Action : Ouvrir son champ d'attention à ce qui est là, faire de nouvelles observations. Lâcher sa carte quelques instants.

5 ) Etre auto-réalisante : - l'utilisation d'une carte mentale ajoute de l'information au territoire que d'autres n'auront pas forcément à l'esprit. Chacun agit à partir d'une carte qui reflète l'aspect du territoire utile à son action et ses besoins. De même le besoin de chacun pousse notre esprit à interpréter le territoire sous un certain angle, et donc à augmenter la réalité du territoire en y ajoutant la signification du besoin. En déclenchant une action venant modifier notre environnement, une carte transforme le territoire. 

Action : Observer le territoire sous l'angle d'un besoin et d'une carte différente.

6 ) Etre vraie : - croire que la carte utilisée est vraie, c'est-dire correspond toujours au territoire qu'elle décrit, la fige et conditionne les 5 autres problèmes fondamentaux. Cette relation à nos cartes est source d'étroitesse d'esprit. Nous avons besoins de voir le monde de plusieurs manières pour nous y adapter.

Action : Remettre en question la véracité de notre perception d'un territoire : "est-ce vrai ?" 

Gestion des cartes

Le *centre de la connaissance est une partie de nous traitant l'information sous l'angle du savoir, c'est-à-dire construisant nos cartes mentales. Son but est la vérité, c'est-à-dire la correspondance approximative entre la carte utilisée et l'état du territoire observé de façon à pouvoir agir de façon appropriée selon notre besoin. Ici il s'agit là de vérité locale et temporaire, cela veut dire sortir la bonne carte selon le lieu et le moment. Son besoin est de savoir, d'avoir une information valide et utilisable dans la situation qui se présente. Dans cette optique la partie cognitive se pose la question de la validité de l'information sur ce que le territoire est. Les outils sont les sentiments de doute et de certitude. Il est "nécessaire" de ressentir de la certitude pour agir. Le doute nous empêche d'agir convenablement mais nous permets de remettre en question la validité d'une information que nous croyons être exclusive. La certitude fige l'information pour pouvoir agir et le doute la ramoli pour pouvoir changer de direction. 

*ceci est une carte.

But : vérité
Besoin : savoir.
Cognition : cette information est-elle valable ?
Action : vérifier
Sentiment : doute et certitude.

Intention, attention et intuition

Nous sommes né sans carte. La carte est aussi l'empreinte laissées par nos expériences et par l'éducation dont la fonction est de nous apprendre à fonctionner avec des cartes sociales qui font la société et ce qu'elle est. Cependant nous ne sommes pas dépourvu de guidance au-delà des cartes mentales que nous possédons. Le fait est que la correspondance d'une carte avec le territoire, c'est-à-dire d'une représentation de la réalité avec la réalité arrive très fréquemment sinon nous ne serions pas capable d'aligner une action sans faire d'erreur. Cette corrélation entre carte et territoire, ainsi que le dialogue permettant de les construire est liée à une dynamique qui a lieu entre l'intention, l'intuition et l'attention. L'intention émet simplement le sens de ce dont nous avons besoin sans en connaître la forme, ni le processus. Cette intention va conditionner notre attention à remarquer certaines choses et idées intuitivement qui vont petit à petit nous permettre de réaliser notre intention. Ce processus est probablement à l'origine d'une corrélation entre carte et territoire fonctionnelle, ainsi qu'à l'origine de la création d'une carte approximativement juste, en tout cas suffisante pour satisfaire notre besoin selon les circonstances. 

Cependant cette dynamique peut être occultée lorsque nous commençons à ne fonctionner qu'à partir des cartes constituées, pré-établies. A imposer nos cartes au territoire, à entrer dans le contrôle du territoire par une reconnaissance formelle et caractéristiques des situations auxquelles elles s'appliquent : là c'est comme ça. (normes) Fort heureusement, l'interaction entre différents individus, porteurs de cartes et besoins ponctuels variés vient remettre le chaos nécessaire à une adaptation fondée sur l'intention, l'attention et l'intuition. 

A un niveau plus profond, nos cartes mentales, nos représentations entrent en relation non-locale avec ce qu'elles représentent, créant des liens. Autrement dit, il se pourrait qu'elles conditionnent le territoire à se comporter selon nos cartes, pendant que nos observations conditionnent nos cartes à décrire comment elles se comportent. Mais ça c'est une autre histoire. 


La Conscience Humaine (partie I)

0 commentaires
La conscience humaine est constituée de quatre parties distinctes. La première est l'Etre en tant que présence pur et les trois autres sont des "structures" ou des "corps" aux travers desquels il s'incarne et s'exprime.

Que sont ces quatre parties concrètement  ?

L'Attention




"Notre présence rayonne un champ d'attention tout autour d'elle. Un espace de perception dans lequel les choses traversent, apparaissent et disparaissent continuellement."



L'attention est un état de vigilance (présence) qui nous permet d'avoir une perception directe de toute donnée présente dans son champ et d'en faire l'expérience immédiate. Il est à la fois l'espace dans lequel ces données apparaissent et le point virtuel à partir duquel nous sommes présent à ces données.    

Le Mental 




"Notre mental duplique, découpe et rassemble des informations, les relient les unes aux autres, tisse un réseau de relations."             





Le mental est un système de représentation qui nous permet d'encoder l'information sous forme analogique,  symbolique ou numérique, de les combiner par association les unes aux autres et de la restituer en relation à ce qu'elle représente de le but de nous repérer dans l'existence. 

L'Affectivité




"Nos émotions et désirs sont l'expression de la dimension énergétique de notre être dans son rapport au monde, aux autres et à lui-même".





L'affectivité est l'activité de notre corps d'énergie (système énergétique) animant notre existence. Il nous permet d'éprouver l'expérience que nous faisons sous forme d'état d'être (ressentir) et de nous mettre en mouvement à la recherche d'autres états. 

Le Corps




"Par notre corps physique nous faisons une expérience unique de la relation au tout et à chaque chose perçue par ses sens."







Le corps est un système biologique autonome dont nous ne contrôlons qu'une partie. En se distinguant du reste du monde sensible, il nous permet de nous y déplacer pour y vivre une grande diversité d'expériences différentes. Il nous permet de faire l'expérience de notre individualité et de la relation à d'autres individualités.  






 
Copyright © Les Connecteurs Blogger Theme by BloggerThemes & newwpthemes Sponsored by Internet Entrepreneur